Maroc

Une vie de nomade en caravane

18 jours

Vivez une vie de nomade au Maroc, des vallées du Saghro aux dunes de Chegaga jusqu’à la Plage Blanche, en partageant le quotidien de familles berbères.

Les Moments clés :

Jbel Saghro & bivouac — marche avec muletiers, tajine au feu.

Erg Chegaga — nuit à la belle étoile sur les dunes.

Zagora — palmeraie du Drâa et khettaras : ingénierie de l’eau au cœur du désert.

Tafraoute (Albid) — atelier d’orfèvrerie amazighe, souk et soirée festive au village.

Plage Blanche — bivouac océanique et rencontre avec un pêcheur.

Jour 1 - Ouarzazate - Agdz

Premiers pas vers le Sud marocain

Nous atterrissons à Ouarzazate, véritable porte du Grand Sud marocain, où l’équipe qui nous accompagnera tout au long de l’aventure nous accueille chaleureusement. À peine sortis, le grand ciel bleu, les palmiers et la terre rougedonnent le ton : nous changeons d’échelle et de tempo. La route franchit le Tizi-n-Tinififft, le regard happé par la montagne Kissane et la bande verte des oasis. À Agdz, l’oasis nous enveloppe de fraîcheur : c’est l’endroit idéal pour faire le briefing, répartir le matériel, présenter les rôles de chacun et remettre à tous un carnet artisanal qui servira de journal de bord. Le soir, nous prenons le temps de nous poser, d’écouter les consignes et de goûter au confort simple des grandes tentes, sur tapis berbères — une douceur bienvenue avant la vie nomade.

Jour 2 - Agdz - Massif de Saghro

Sous les cieux du Saghro, la caravane s’éveille

Au matin, nous quittons la route pour une piste qui se perd dans les contreforts du Jbel Saghro. Là, muletiers et mulesnous attendent : on charge l’attelage, on ajuste sangles et bâts, on apprend déjà à voyager léger et utile. La marche commence dans un décor minéral, rythmé de vallées ouvertes et de plaques rocheuses polies par le vent. Quelques troupeaux de chèvres passent comme des tâches sombres sur la montagne, des bergeries ponctuent l’horizon. Au crépuscule, nous choisissons un replat abrité : tentes individuelles, tente caïdale au centre, cuisine au feu — le bivouacdevient notre maison. Le ciel s’embrase, la nuit tombe sans bruit, et avec elle l’évidence : nous y sommes.

Jour 3 - Massif de Saghro

Saveurs et silences du Saghro

Le Saghro prend une autre dimension à la lumière rasante du matin. Après le démontage (que l’on apprend vite à faire fluide), nous progressons entre strates volcaniques et éboulis ; l’air est sec, le silence dense. Pause thé, puis le cuisinier nous initie au mariage des épices et au tajine sur braises. Nous pétrissons la pâte, allumons un petit four de fortune et cuisons notre pain au feu : la simplicité devient une fête. En fin de journée, nous rejoignons une famille nomade installée à proximité. On monte les tentes ensemble, on prépare le pain du soir, on cuisine à plusieurs mains. Les mots sont rares, mais les gestes circulent, précis et généreux ; autour du feu, la cuisine devient langue commune.

Jour 4 - Massif de Saghro

Liens tissés dans le silence du désert

Lever au rythme du troupeau. Nous aidons à traire les chèvres, à tirer l’eau du puits, à réparer un enclos ; nous préparons le repas sous l’œil attentif de nos hôtes. L’après-midi, place au tissage : laine, torsion, nœuds, motifs — le temps s’étire, on comprend que l’artisanat est d’abord patience. Les enfants vont et viennent, le camp a sa musique propre. Le soir, on s’assoit près des braises ; histoires et chants déboulent, comme s’ils nous attendaient depuis longtemps. La nuit immense nous couvre, les constellations font office d’horloge.

Jour 5 - Massif de Saghro - Zagora

Des sentinelles de pierre à la palmeraie de Zagora

Nous reprenons la marche, désormais plus ajustés au terrain. Les pitons de Bab’n’Ali surgissent, monumentaux, si nets qu’on croirait des sculptures dressées dans le vide. À la mi-journée, halte chez des habitants du Saghro : repos, douche, lessive au puits, recharge des batteries (au propre comme au figuré). Nous filons ensuite vers Zagora et pénétrons la palmeraie : c’est là que nous découvrons les khettaras, ces galeries drainantes creusées à la main qui domptent l’eau et nourrissent les dattiers. Le soir, bivouac entre dunes et montagnes : la lumière d’ocre et de rose installe une sérénité que seul le désert connaît.

Jour 6 - Zagora - Désert de M'Hamid El Ghizlane

Premiers pas dans le Sahara, entre dunes, thé et étoiles

Au départ de Zagora, le goudron s’efface. Nous rencontrons les chameliers et les dromadaires qui portent l’attelage : regards calmes, pas comptés, science des distances. La journée déroule plateaux et vallées ; nous apprenons à lire la houle du sable. Plus tard, nous allumons le feu avec économie de bois, préparons un tajine longuement, la chaleur se charge du reste. La nuit tombe, noire et piquée d’étoiles : la voûte est si vaste qu’on oublie l’heure et l’âge.

Jour 7 - Désert de M'Hamid El Ghizlane

Chegaga, entre sable et silence

Le matin, l’espace s’ouvre et, au loin, la lèvre claire de l’Erg Chegaga apparaît. Nous déjeunons à l’ombre d’un acacia, puis cherchons un puits ; la gestion de l’eau impose son rythme, sobre et raisonnable. Atelier « pain dans le sable » avec le cuisinier : pâte, braises, enfouissement, brossage, cuisson à cœur — la croûte a un goût de braise et de vent. Le soir, nous laissons les toiles et choisissons la belle étoile : chacun se trouve une combe de dune, le duvet pour tout toit, et le désert pour silence.

Jour 8 - Désert de M'Hamid El Ghizlane

Désert vivant, désert vibrant

Nous gagnons une oasis : palmiers, murs de pisé et rumeur d’eau rare. Déjeuner au frais, puis reprise vers une zone totalement ouverte où l’horizon ferme la perspective. Au camp, nous montons une douche solaire et savourons le luxe d’un rinçage simple. L’après-midi, temps libre et méditation parmi les dunes de M’hamid : la lumière baisse, les contrastes se creusent, le sable devient velours. Le minimal devient abondance.

Jour 9 - Désert de M'Hamid El Ghizlane

Les yeux bandés, les sens éveillés

Petit-déjeuner local, puis marche guidée les yeux bandés : la peau capte le vent, le pied lit la texture du sable, la respiration fait cadence. De retour au camp, nous refaisons le pain de sable en autonomie — gestes plus sûrs, cuisson plus fine. En fin de journée, nous montons sur une ligne de dunes pour voir le désert basculer dans l’or, puis l’indigo. On ne commente pas ; on regarde.

Jour 10 - Désert de M'Hamid El Ghizlane - Tata

Derniers instants dans le Sahara

Dernier démontage en conditions sahariennes, puis concours de thé pour le plaisir des gestes : dosage des feuilles, temps d’infusion, service haut sans renverser — tout est affaire d’élégance et d’économie. Nous quittons M’Hamid El Ghizlane, passons par Foum Zguid et mettons le cap sur Tata. Dans la voiture, on mesure tout ce que voyager léger veut dire : posséder moins, vivre plus.

Jour 11 - Tata - Région de Tafraoute

Accueil berbère à Albid

La route se hisse dans l’Anti-Atlas, entre vallées empierrées et chaos granitiques. À Albid, un accueil berbère nous attend : thé fumant, sourires et installation pour quelques nuits. Autour des tables basses, nous partageons un repas parfumé, puis discutons élevage, agriculture, cycles, saisons — la sédentarité conserve l’intelligence nomade : elle sait lire le terrain, compter sur la communauté.

Jour 12 - Région de Tafraoute

Au cœur du village berbère

Réveil au chant des oiseaux. Nous suivons les femmes : linge à la main, eau au puits, portage, étendage — un ballet précis et sobre. En cuisine, nous apprenons à faire pâtisseries et biscuits pour un goûter des enfants. L’après-midi, un artisan nous ouvre son atelier d’orfèvrerie : tracé, gravure, martelage de l’argent, polissage ; les motifs amazighsracontent des lignées, des terroirs, des joies. À la tombée du jour, le village a une douceur de ruche.

Jour 13 - Région de Tafraoute

Préparation d’un festin traditionnel et soirée festive

Transport local pour le souk : fruits, épices, herbes, tajines, étoffes — un monde entier se déploie le temps d’une matinée. Nous faisons le marché pour la grande soirée. Retour au village : cuisine collective, marinades, montages de plats, braises prêtes. La nuit venue, tapis et lanternes dessinent l’espace ; les musiciens lancent les rythmes, la table se peuple, la danse s’invite. Nous fêtons l’hospitalité comme une évidence.

Jour 14 - Région de Tafraoute - Plage Blanche

L'ultime bivouac entre désert et océan

Nous descendons vers la côte, traversons Tighmert et sentons monter l’odeur d’Atlantique. La Plage Blanche s’ouvre : 40 km sans obstacle, un ruban clair qui file au sud. Selon la marée, nous roulons à même le sable, l’écume à portée de main. Déjeuner sauvage, puis choix du camp entre deux dunes, abrités du vent. La nuit est rythmée par le ressac, qui entre et sort comme une respiration.

Jour 15 - Plage Blanche

Pêche, sieste et baignade sous la lune

À l’aube, un pêcheur à vélo nous fait signe ; nous le suivons jusqu’à sa cabane de fortune. Il nous confie des rôles, montre les nœuds, les lancers, la patience. Le repas grille au feu, simple et iodé. L’après-midi est à la sieste sous un parasol de bric et de sable, le regard perdu dans la ligne d’horizon. Au soir, le coucher de soleil incendie la mer ; plus tard, une baignade nocturne achève la journée.

Jour 16 - Secrets du désert et rencontres avec la nature

Secrets du désert et rencontres avec la nature

Le matin est dédié à l’observation : flamants, goélands d’Audouin, gravelots — selon la saison, le littoral s’anime d’une avifaune fragile. Nous apprenons à regarder sans déranger, à reconnaître comportements et habitats. Retour au camp pour un temps de lecture, d’écriture ou de silence ; la plage comme une page blanche.

Jour 17 - Plage Blanche - Mirleft

Fin d’une vie nomade et retour à Mirleft

Dernière levée de camp. La route vers Mirleft longe l’Atlantique, villages clairsemés, falaises et criques. Nous nous offrons un hammam traditionnel : chaleur humide, eau, gommage — le corps se relâche, l’esprit se pose. Le soir, repas d’au-revoir : on repasse le film, on rit beaucoup, et l’on comprend que le voyage a déjà commencé à décanter en nous.

Jour 18 - Mirleft - Agadir

Un au revoir chargé d’émotion

Nous roulons vers Agadir. Les paysages défilent et ramènent, par touches, les dunes, les palmeraies, les montagnes, la mer. À l’aéroport, on s’embrasse et on dit “à bientôt, inch’Allah”. On repart plus légers, mais plus pleins : des gestes, des liens, des horizons — et une saison nomade qui ne nous quittera plus.

Découvrir un autre voyage de rêve ?

Ce voyage vous fait rêver ? Laissez-nous en faire une réalité !