Glacier Perito Moreno : le géant bleu de Patagonie

Au sud de l’Argentine, à quelques kilomètres d’El Calafate, le glacier Perito Moreno s’impose comme l’un des spectacles naturels les plus impressionnants du continent. Avec sa façade haute de plus de 70 mètres et ses reflets d’un bleu presque électrique, il résume à lui seul la démesure de la Patagonie. Ici, la glace n’est pas immobile : elle avance, gronde et se transforme sans cesse.

Combien de temps prévoir ?

Pour une première visite, une journée pleine s’impose. Elle laisse le temps d’explorer toutes les passerelles, de faire une navigation et de marquer des pauses. Les passionnés réservent souvent deux jours afin de varier les angles et les horaires. Le lieu s’y prête : on ne s’y contente pas d’une “photo”, on y revient pour comparer.

Conseils utiles

Le site est bien organisé et accessible. En haute saison, arriver tôt aide à profiter d’un calme relatif sur les belvédères. S’habiller en couches reste la meilleure stratégie : le vent peut fraîchir, puis tomber d’un coup. Des gants légers et des lunettes protègent du froid et des éclats de glace lors des chutes. On respecte enfin les consignes simples : rester sur les cheminements, ne pas approcher les berges instables, éviter drones et comportements intrusifs. Le lieu gagne à ce que l’on se fonde dans son tempo.

Un glacier qui avance encore

Contrairement à la plupart des glaciers du monde, le Perito Moreno ne recule pas. Son mouvement, lent mais constant, atteint parfois deux mètres par jour. Il progresse dans les eaux du Lago Argentino jusqu’à toucher la péninsule de Magallanes, formant régulièrement une barrière naturelle. Lorsque la pression devient trop forte, cette digue de glace cède brutalement et libère des torrents d’eau sous forme d’un effondrement spectaculaire. Ce phénomène, qui se produit en moyenne tous les quatre ou cinq ans, attire des milliers de curieux venus assister à ce moment unique.

Une expérience sur les passerelles

Le parc national Los Glaciares a aménagé un réseau de passerelles qui surplombe le front du glacier. On progresse à hauteur variable, d’un belvédère à l’autre, sans jamais perdre la vue d’ensemble. D’abord côté canal de los Témpanos, puis face au bras Rico, les perspectives changent subtilement et révèlent des lignes de fracture, des arches et des pans gris-bleu plus anciens. L’itinéraire est clair, la signalétique discrète. On peut prendre le temps, revenir sur un point de vue, attendre le craquement qui précède une chute de glace.

Sources :

UNESCO – Parc national Los Glaciares 
Administration des Parcs nationaux (APN) – brochure officielle
APN – page officielle du parc Los Glaciares
IUCN World Heritage Outlook
Hielo y Aventura
Argentina.travel