Au nord-est de l’Argentine, la forêt atlantique s’ouvre sur un vacarme d’eau : Iguazú, une mosaïque de chutes qui dessine un amphithéâtre naturel sur près de deux kilomètres. Ici, on ne regarde pas une cascade, on circule au cœur d’un système : passerelles en surplomb, sentiers au ras de l’écume, et le grondement continu qui tapisse l’air.
Choisir son moment
La magie opère toute l’année. Les mois intermédiaires (avril-mai, septembre-octobre) offrent souvent des températures plus douces et moins d’affluence, quand l’été austral gonfle le débit mais durcit la chaleur. Le site vaut à lui seul une journée pleine côté argentin ; ajoutez une demi-journée au côté brésilien pour la grande perspective.

Conseils utiles
Prévoyez des protections pour l’eau (appareil, téléphone) et de bonnes semelles : l’humidité rend les surfaces glissantes. Le train est inclus dans le droit d’entrée ; arrivez tôt pour profiter des passerelles avec moins de monde, puis revenez en fin de journée pour la lumière plus douce. Les nuits de pleine lune, des sorties spéciales transforment l’ambiance du parc.
Marcher “dans” les chutes
Le circuit supérieur offre des vues par-dessus le vide ; le circuit inférieur serpente au pied des rideaux d’eau et mesure la puissance à hauteur d’homme. On découvre alors ce qui fait la singularité d’Iguazú : non pas un jet monumental, mais environ 275 chutes qui se répondent, s’éteignent et reprennent au gré du débit.
Sources :
UNESCO (parc côté argentin) ; UNESCO (côté brésilien) ; APN/gestion des circuits ; opérateur du Tren Ecológico ; guides officiels/infotourisme ; actualité 2025 sur la réouverture de la passerelle Garganta.
